"Le parquet mène une enquête... Il enquête également sur les déclarations confortant ces accusations, en janvier 2013, de l'intermédiaire Ziad Takieddine aux juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, qui instruisent le volet financier de l'affaire de Karachi. Ces allégations avaient été initialement lancées dans un entretien accordé à Euronews, le 18 mars 2011, par Saïf Al-Islam Kadhafi, le fils du "Guide" libyen ... : "Il faut que Sarkozy rende l'argent qu'il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale. C'est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve", avait-il assuré. Récemment interrogé par les policiers, M. Takieddine, prié d'étayer ses accusations, n'a pu amener d'éléments précis...."
«La présomption d’innocence n’empêche pas les faits d’exister.
Ce que je dis haut et fort c’est que dans une campagne, dans n’importe quel autre pays avec ce qu’il y a sur la table, il faudrait s’expliquer, il ne résisterait pas 24 heures.
C’est la situation en France qui est parfaitement anormale.»
Mais quelle idée de faire ce blog sur un domaine en .fr aussi ??? !!!
Vous ne savez pas de quoi il s'agit, jetez un coup d'œil sur [MediaPart ici!]. Vous pouvez aussi regarder cette photo d'écran de ce blog disparu. Wikipédia reste aussi une source d'information non négligeable sur ce sujet.
" Dès le 8 mai 2002, les services américains estimaient que l’attentat de Karachi ne ressemblait à aucun autre intervenu dans la mégapole pakistanaise. OWNI révèle 28 pages de notes du consulat américain de Karachi en relation directe avec l’attentat contre le bus de la DCN. Et permettant d'évoquer l'implication des forces paramilitaires pakistanaises..."
"Les enquêteurs chargés de l'enquête sur le volet financier de l'attentat de Karachi sont à la recherche d'enregistrements clandestins qui auraient visé des personnalités ayant participé à la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995, a-t-on appris jeudi de source proche de l'enquête confirmant une information du Point.
Selon l'hebdomadaire un ancien commissaire des Renseignements généraux aurait commandité des missions d'espionnage à un militant associatif, Akim Rouichi, afin d'informer les réseaux chiraquiens sur d'éventuels financements occultes de la campagne de M. Balladur.
Toujours selon le Point, une note interne à l'état-major de campagne d'Édouard Balladur, datée d'avril 1995, atteste qu'Akim Rouichi s'était ensuite rendu au QG du candidat pour négocier la vente de ces enregistrements de conversations impliquant notamment le ministre de la Défense d'alors, François Léotard, son collaborateur Renaud Donnedieu de Vabres[celui qui est à l'origine de la loi DADVSI], ainsi que plusieurs dirigeants d'entreprises d'armement à propos du contrat de vente de sous-marin au Pakistan, le programme Agosta.
M. Rouichi a été retrouvé pendu en août 1995. L'enquête avait conclu à un suicide, une thèse toujours contestée par la famille du jeune homme.
Or les disquettes sur lesquelles ont été gravés les enregistrements des conversations téléphoniques n'ont jamais été retrouvées."
"A l’issue d’une conférence de presse avec les Verts allemands à l’Assemblée nationale, l’ex-magistrate a dénoncé, auprès de journalistes, «la volonté du pouvoir de mettre un couvercle sur les affaires» qui «remonte à loin», avec notamment l’annonce par Nicolas Sarkozy en janvier 2009 de supprimer le juge d’instruction.«La seule raison» de le supprimer, «c’est l’affaire Karachi», a dit Mme Joly: «depuis le début de son quinquennat, il a voulu empêcher que ce dossier sorte» mais «les magistrats indépendants sont très déterminés et (le chef de l’Etat) n’arrive pas à étouffer les affaires malgré son désir»....
...Pour Mme Joly, «toutes les élections présidentielles depuis 15 ans sont bidouillées en ce qui concerne les financements», il faut donc «renforcer le pouvoir de la commission des comptes de campagne pour intervenir en temps réel et pas a posteriori»..."
Le site d'information affirme être attaqué par un proche des cercles sarkozystes pour avoir enquêté sur l'affaire Takieddine. ... Un journaliste du site d'information, Fabrice Arfi, a été l'objet de menaces de mort «explicites» au début de ce travail d'investigation, révèle le rédacteur en chef Edwy Plenel ... Ces menaces émanent d'un certain Pierre Sellier, affirme Mediapart. A la tête d'une société d'intelligence économique baptisée Salamandre, ... ... Le nom Salamandre apparaît notamment dans les «documents Takieddine», dévoilés en juillet dernier par Mediapart. Ceux-ci révèlent alors que le marchand d'armes franco-libanais a reçu près de sept millions d'euros du géant pétrolier Total «avec l'appui de l'Elysée»,en marge d'un accord avec Tripoli. ...
article complet: Un journaliste de Mediapart visé par des menaces de mort - Libération
Nicolas Sarkozy: "Je n'ai jamais été ministre de la défense, je ne suis pas au courant des contrats de sous-marins négociés à l'époque avec un président qui s'appelle M. Mitterrand, un premier ministre qui s'appelle M. Balladur, avec un ministre de la défense qui s'appelle M. Léotard. En tant que ministre du budget, je n'ai jamais eu à en connaître ni de près ni de loin puisque même la procédure de validation (par le ministre du budget sur proposition du directeur général des impôts) a été supprimée en 1992 par M. Charasse."
En clair, le chef de l'Etat explique qu'en tant que "simple" ministre du budget, il n'avait pas à donner son autorisation pour le versement de commissions aux intermédiaires de la vente de sous-marins Agosta au Pakistan. Et qu'il n'était pas concerné par les ventes d'armes.
La date de la missive n'est pas précisée, mais semble, d'après le contexte, correspondre à fin 1994. Elle est adressée à Nicolas Sarkozy, ministre du budget, et lui demande, sous le sceau du "confidentiel défense", d'accorder la garantie de l'Etat au contrat de vente des sous-marins. Un préalable indispensable à la vente d'armes qui permet au vendeur d'être assuré qu'il touchera le montant de la vente. Il est plus que probable que cette garantie ait été accordée, puisque la vente a eu lieu...."
"...L'ancien premier ministre a émis, vendredi soir sur le plateau de TF1, le souhait d'être entendu dès la semaine prochaine, en tant que témoin, par le juge financier Renaud Van Ruymbeke, évoquant de "très forts soupçons de rétrocommissions" dans le contrat pour la vente à Islamabad de sous-marins en 1994, c'est-à-dire des faits de corruption...."
"...L’ancien Premier ministre a demandé à être entendu comme témoin par le juge Renaud Van Ruymbeke qui enquête sur un volet financier de l’affaire Karachi, «le plus rapidement possible (.) et si possible dès la semaine prochaine».
Secrétaire général de l’Elysée sous la présidence de Jacques Chirac, il a confirmé l’existence de «très forts soupçons de rétro-commissions» - c’est-à-dire des faits de corruption - dans deux contrats, dont celui de vente de sous-marins au Pakistan en 1994, ayant conduit le président à ordonner l’arrêt du versement des commissions, légales, pour ces contrats...."
Un premier contrat de vente de sous-marins négocié en 1994 avec le Pakistan, des commissions versées sur fond de campagne politique française et un attentat contre un bus qui a coûté la vie à 14 salariés (dont 11 Français) de la Direction des constructions navales (DCN) à Karachi en 2002...