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mercredi 4 août 2010

Les trois erreurs de Nicolas Sarkozy par Bernard-Henri Lévy, philosophe - LeMonde.fr

BHL souligne comme beaucoup cet incroyable "discours de Grenoble" de N. Sarkozy :

"....dans le désormais fameux discours de Grenoble, la proposition de déchoir de la nationalité française toute personne "d'origine étrangère" qui aurait "volontairement porté atteinte à la vie d'un policier, d'un gendarme ou de tout autre dépositaire de l'autorité publique".

Je passe sur le caractère ubuesque de cette notion d'origine étrangère. Car où commence l'origine étrangère ? A partir de combien de générations serait-on, dans l'esprit de la mesure envisagée, à l'abri de la possible déchéance ? Le président a-t-il un critère en tête ? Un test (peut-être ADN) ? Et, quand bien même cela serait, dans l'hypothèse où les Sages du Conseil constitutionnel, du Conseil d'Etat ou, tout simplement, du Parlement valideraient cette proposition insensée, qu'adviendrait-il des déchus ? N'ayant, comme tout un chacun, pas de nationalité de rechange, dans quel vide juridique tomberaient-ils ? Ex-Français ? Apatrides ? Allons-nous, sous prétexte que, comme dit le chef de l'Etat, la machine à fabriquer des citoyens "a marché" mais "ne marche plus", la remplacer par une machine à fabriquer des sans-patrie ?

Le pire, cela dit, le pire et le fond de l'affaire, c'est que la proposition, si elle est sérieuse, si elle n'est pas juste une façon de gesticuler pour tenter de prendre à Marine Le Pen un peu de son fonds de commerce électoral, contreviendrait de manière frontale à un axiome trois fois sacré car inscrit dans le triple marbre des trois textes fondateurs de notre vivre ensemble républicain : le programme du Conseil national de la Résistance du 15 mars 1944 [voir aussi ici !], la Déclaration des droits de l'homme de 1948, la Constitution de 1958.

Il postule, cet axiome, l'"égalité devant la loi" (quelle que soit, précisément, leur "origine") de tous les citoyens. Il dit qu'on est Français ou qu'on ne l'est pas – mais qu'à partir du moment où on l'est, on l'est tous de la même manière. Il insiste : on devient Français ou on ne le devient pas – mais, dès lors qu'on l'est devenu, il est interdit de distinguer entre Français plus ou moins français...."

Le Texte complet ici: Les trois erreurs de Nicolas Sarkozy - LeMonde.fr

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